Le paradoxe du putting

LE PARADOXE DU PUTTING

      

Reproduire ce putt à chaque fois, même pour les plus grands joueurs, restera un Graal…

 

le putt parfait

 

Quand, au drive, vous êtes, à votre distance, à dix mètres à droite ou à gauche de l’axe du fairway, vous vous dîtes que votre drive est réussi, et vous avez raison.  En revanche, quand, au putting,  vous, êtes à cinq centimètres à droite ou à gauche du trou, ce qui, toutes proportions gardées,  est à peu près la même chose, vous vous dîtes que vous avez raté votre putt ! Et de là vient l’essentiel de vos problèmes au putting.

Comme on le sait, entre 40 % et 50 % des coups, au golf, sont joués avec le putter. Et cette partie du golf, souvent la plus frustrante,  donne lieu à des abîmes de réflexions et de recommandations sur la meilleure façon de putter. Elle est, également une source inépuisable de revenus pour les fabricants qui, tous les six mois, annoncent  la sortie du putter révolutionnaire. Et révolutionnaire, il l’est, certes,  par ses couleurs et ses formes, mais son efficacité n’est, très généralement,  pas supérieure à celle du fameux putter de Jim Furik, acheté 30 $ dans une grande surface.

Tant il est vrai que, au putting tout particulièrement, ce qui est déterminant, bien plus que le putter dont il est quand même,  nécessaire, si l’on veut mettre toutes les chances de son côté, qu’il soit bien adapté au golfeur et à son swing,  en longueur, en lie, en loft, en poids et en équilibre,  c’est la reproductibilité du même  geste du golfeur, bien plus encore que sa justesse.

Et c’est là que se trouve le paradoxe. Car comment juger de la qualité et de la reproductivité de son geste ? Sans moyens de mesure très perfectionnés, c’est à peu près impossible. En effet,  tant la loi des probabilités, que la quasi absence d’informations procurées par le comportement de la balle, vont se  liguer contre le golfeur pour troubler son jugement, et vont souvent faire qu’un putt réussi peut être la résultante d’un mauvais coup, et un putt raté, celle d’un bon coup. Oui, c’est bien ça, vous avez bien lu. Et ce paradoxe va évidemment conduire le golfeur à « corriger » son geste, dans le mauvais sens, amplifiant ainsi ses écarts et l’éloignant toujours du but qu’il cherche à atteindre.

 

Sans outil de mesure précis, il est difficile d’apprécier la qualité technique de votre mouvement.

Pourquoi cela ? Et bien, tout simplement parce que, si l’on imagine une série de putts à partir d’un endroit donné, par un même golfeur, les balles se répartiront  autour de la cible suivant une distribution statistique normale, répondant à  la loi de Gauss, la fameuse courbe en cloche.  Et, même si la qualité de son putting est excellente, le golfeur ratera son coup, à deux mètres, en moyenne une fois sur deux, et, à trois mètres, une fois sur quatre. C’est incontournable. Ceci, de la même façon, qu’un fusil fixé dans un étau, ou un obusier, rivé dans du béton, n’enverront pratiquement jamais deux projectiles au même endroit. (Qu’on se rappelle les récits de la guerre de 14/18 où les poilus se jetaient dans le trou d’obus qui venait d’être créé, comptant sur la loi de Gauss pour sauver leur vie…). Ainsi, il se peut très bien que le  putt rentré corresponde à  celui qui soit  à l’extrémité, droite ou gauche d’une série mal centrée  et que, à l’inverse, le putt manqué soit la résultante d’un bon geste, mais  corresponde, lui,  à un coup situé à l’extrémité d’une  série statistique intrinsèquement bonne. Et bien évidemment, si le golfeur responsable du premier coup, réussi, ne change rien, il ira de déboire en déboire, tandis que  si l’auteur du deuxième coup, apparemment raté, change quelque chose, il ruinera son score.

un bon putt avec un mauvais putting

 

Un horrible geste conjugué a un mauvais alignement pourront, en raison de la loi des probabilités, faire malgré tout  que le la balle entre  dans le trou.

 

putt raté avec un bon putting

A contrario, un mouvement régulier et un alignement « square » sur la cible produiront irrémédiablement, par moments, une balle à côté du trou.

Et, pour revenir à notre comparaison avec le drive, là où ça se complique encore ,  c’est que, au drive, vous pouvez également bien placer la balle sur le fairway à partir d’un mauvais geste, mais l’observation du vol de la balle vous fera savoir quelle faute a été commise (par exemple un beau pull / slice avec une balle qui partant bien à gauche revient, comme par miracle, à droite, pour se poser au centre du fairway , parce que vous étiez face fermée avec un chemin de swing extérieur/intérieur…), mais au putting, rien de tel,  ni quand la balle entre dans le trou, ni quand elle n’y entre pas.

Or, il faut ici bien comprendre que, même si vous puttez comme un champion, vous raterez en pratique, sur des greens atteints en régulation, un putt sur trois (ce qui vous donnera quand même  le très beau score de 27 putts).

Réfléchissez y bien, car ceci a des conséquences déterminantes tant sur votre façon de vous entraîner que sur celle de putter sur un parcours. Cela signifie, tout simplement, qu’il ne s’agit plus de vouloir rentrer tous ses putts, mais de vouloir, et de pouvoir,  faire toujours la même chose. Au putting, ce qui compte, bien plus que la précision d’un coup, c’est la régularité, en d’autres termes, la capacité à répéter durablement le même geste.  C’est d’ailleurs bien cette logique qui prévaut dans tous les sports de tir tels que, par exemple, le  tir au fusil, au pistolet  ou à l’arc.

 

putting et métronome

                                                                                   Apprenez à putter comme un métronome…

Une fois cette  répétitivité du geste acquise, les autres réglages, notamment la direction et l’inclinaison du shaft, sont relativement simples à réaliser.  Et c’est cette logique, bien appliquée, qui  va bouleverser votre putting et votre score. A partir de nos réglages réalisés sur le Sam Putt Lab, en application de la méthodologie de son créateur, le docteur Christian Marquart, nous en faisons l’expérience presque tous les jours.

 

GOLFNSWING                                                                      putting dans un entonnoir