Votre nouveau driver…

MYTHE N°4
VOTRE NOUVEAU DRIVER A UN PLUS GRAND SWEET SPOT   Extrait des 12 Mythes qui pourraient ruiner votre golf , de Tom Wishon
Il existe en réalité des drivers qui possèdent un plus grand “sweet spot”, mais seulement sivous êtes prêts à redéfinir ce terme comme étant une face qui ne perd pas autant sa capacité à se déformer vers l’intérieur et à se pivoter lorsque vous décentrez la balle à l’impact.
Le problème c’est qu’il n’existe pas dans l’industrie du golf un outil appelé “sweet-spot-mètre” capable de mesurer avec précision ce que les clubs disent posséder (ou pas).
Le seul “outil” existant qui permette de vous informer sur la qualité ou la taille d’un sweet spot n’existe que dans les publicités !!
Le “sweet spot” est un terme très communément utilisé dans ces publicités mais souvent à tort et à travers. Techniquement, le sweet spot est le centre de gravité d’une tête (rapporté sur la face), de la taille d’une tête épingle, qui ne peut ni grandir ni rétrécir. Cest une projection
orthogonale. Il est. Tout simplement.
SI vous avez un club dont le loft convient à votre mécanique et à votre vitesse de swing, SI la face à l’impact est square relativement au chemin de club (pas de “side spin”), SI l’impact se fait parfaitement au centre (ou juste au-dessus) de la face, donc sur le “sweet spot”, SI la face
a été bien conçue, alors la balle parcourra la distance la plus grande possible pour votre swing.
Toute déviation de cet impact parfait, vers le talon ou la pointe, et la tête pivote, ce qui non seulement provoque un vol de bal incurvé, mais en plus induit une perte plus ou moins importante de distance. Plus l’impact est loin du sweet spot et plus la perte en distance et en précision est grande.

Plus précisément, en fonction de la façon dont le designer de la tête a conçu l’épaisseur de la
face sur l’intégralité de sa surface, et donc de la qualité intrinsèque de la face, vous allez
perdre entre 2 et 7 mètres de vol pour chaque centimètre de décentrage.
Quand les fabricants de clubs parlent d’un “sweet spot agrandi”, ils parlent en fait de deux possibilités techniques. Ils ont pu, premièrement, modifier la répartition des masses sur la tête pour en augmenter le MOI (Moment d’Inertie), et donc limiter – de façon relative – la rotation de la tête sur un impact décentré. Ils ont pu, aussi, retravailler le design de la face en elle même comme j’en parlais précédemment.

Vous savez sûrement qu’une face de driver se déforme vers l’intérieur à l’impact de la balle.
Plus la face se “plie”, plus la vitesse de la balle en sortie de face est grande. En concevant une face dont les extrémités sont légèrement plus fines que le centre, il est techniquement possible de rendre la face plus flexible sur les coups décentrés, ce qui vous fera perdre moins de
distance.
Cette méthode de face plus épaisse au centre et plus fine sur les contours s’appelle “face à épaisseur variable”. Technologie qui, au passage, a été inventée par un fabricant dont vous n’avez probablement jamais entendu parler, et non par un des gros fabricants que vous connaissez.
Maintenant, revenons-en à la réalité du jeu.
Puisque le driver avec “l’énorme sweet spot” que ces fabricants connus vous ont vendu est probablement beaucoup plus long que la longueur moyenne des drivers utilisés par les pros sur le Tour, et puisqu’il est beaucoup plus difficile de centrer un coup avec un club plus long, pourquoi ne pas faire une analyse de swing et se faire construire un driver dont la longueur est adaptée à votre swing, votre mécanique, votre vitesse, et ainsi oublier les problèmes de
grands, de petits et de toutes les autres tailles de sweet spot ?
Pendant que vous y êtes, pourquoi ne pas aider votre jeu en faisant monter un driver dont le loft, l’angle de la face, le shaft, le poids, le grip (et sa taille) sont également adaptés à votre swing ? Vous comprendrez ainsi la vraie signification de “design contribuant à l’amélioration
de votre jeu”.